| Commentaires de l'auteur : | Je commence l'année par cette petite peinture (110 x 80) "acta non verba" qui peut peut etre déjà soumettre une certaine idée de la polémique. Me reprochera t'on en effet par cette calligraphie rapide et sommaire d'avoir choisi la "facilité", ou m'encensera t'on d'avoir produit une oeuvre qui dégage beaucoup avec peu? Quoi qu'il en soit, peu m'importe car je reste seul témoin de mes peintures. Mais "acta non verba", les actes non les mots, penchons nous un peu.
Toutes ces sentences latines et grecques ne doivent pas, à mon humble avis, etre considérée comme paroles d'évangiles car elles relèvent pour la quasi totalité, de la subjectivité. Nous sommes presque tous d'accord pour constater que les actes valent mieux que les paroles, mais il me semble inéluctable que, sans vouloir faire le "panégûris" de la Grèce antique, que les mots sont indispensables à la réalisation et à la compréhension des actes. On a en effet parfois reproché au Grecs d'avoir installé la parole avant les faits, la rhétorique avant la pratique.
Ma peinture ne peut se passer de mots. Ils sont l'essence de mes sujets, ils sont la raison d'etre de ma pratique et j'assume ma pensée : une peinture s'explique car elle traduit la volonté de l'artiste dans son désir de partage. Interpréter une oeuvre sans tenir compte de la direction donnée par l'artiste c'est lui faire affront, c'est la dénigrer, la piétiner.
Voilà donc un exemple de paradoxe nécessaire. Cette peinture "acta non verba" met en avant la puissance du néant mais n'existe pas sans les mots qui l'ont fait naitre. |